Ateliers d’écriture

jeux d’écriture et animation d’ateliers

Ecrire sur les fenêtres

Cela fait longtemps que je n’ai pas communiqué sur les ateliers d’écriture que j’anime. Cette année, ils sont un peu moins au programme, mais cela ne m’empêche pas d’en tenir quand même. Ainsi, le 16/03/2016, à l’occasion de la semaine de la francophonie, ai-je animé un atelier d’écriture à la médiathèque de l’Astrolabe, à Melun. Le thème, Ecrire sur les murs, s’appuyait sur les dix mots proposés par le Ministère de l’Education nationale. Quels étaient-ils ? Entre autres, il y avait champagné, poudrière, ristrette, vigousse… Si, si, je vous jure ! Ces mots ne sont pas forcément utilisés en France, mais dans d’autres pays francophones. Pour plus de renseignements, voici le site dédié aux dix mots de la langue française : http://www.dismoidixmots.culture.fr/

Quant aux participants, ils ont pu s’amuser à écrire sur les immenses fenêtres de la médiathèque, lesquelles donnaient sur la Seine. Une petite dizaine de personnes, entre 5 et 55 ans, se sont amusées à réaliser des calligrammes, acrostiches et autres anagrammes. Lorsque je suis partie, les rayons du soleil caressaient les mots de toutes les couleurs écrits par des enfants, des adolescents et des adultes créatifs.

 

Un voyage en écriture

livre ouvert avec un décor végétal

Une histoire s'écrit

Cette année, l’association Les ateliers de la Seine propose des ateliers d’écriture sur le thème du voyage. Au programme : escapades, évasions et aventures au pays d’ailleurs. Dépaysement garanti. Il sera question d’un carnet de voyages, de descriptions, de péripéties, réelles ou imaginaires. Les ateliers se tiendront au rythme d’une fois par mois, en séance de deux heures. Christine Atger et moi-même continuons d’assurer ces ateliers mensuels au Mée-sur-Seine, pour un public d’écrivants fidèles, qui souhaitent écrire… pour le plaisir. Pour tout renseignement, l’adresse mail est toujours la même : lesateliersdelaseine@gmail.com.

Et bien sûr, nous sommes joignables par téléphone. N’hésitez pas à venir au moins une fois par curiosité : la première séance est gratuite et permet de comprendre ce qu’est un atelier d’écriture

Les ateliers de la Seine

Ça fait longtemps que je n’ai pas évoqué les ateliers d’écriture que j’anime avec ma consœur Christine. Chaque mois, nous proposons un atelier de deux heures. Cette année, nous nous sommes inspirées du Ministère de la culture et de ses dix mots. Pour plus d’infos sur ces mots, allez consulter leur site : http://www.dismoidixmots.culture.fr/

Ça marche bien ; nous avons des clients réguliers et avons même réussi à fidéliser un homme (chose rare dans le milieu des écrivants). Je suis tantôt animatrice, tantôt participante, et c’est toujours une joie de voir les autres écrire sur ses propres consignes ; c’est également plaisant de se laisser embarquer dans une écriture spontanée en obéissant à des contraintes. Bref, je ne peux que recommander la participation à des ateliers d’écriture, ne serait-ce que parce que cela permet de se découvrir des ressources étonnantes et on s’aperçoit alors que les limites de son imagination et de sa créativité peuvent être repoussées.

Le mail de l’association est le suivant : lesateliersdelaseine@gmail.com

Ateliers d’écriture et rythmes scolaires

Dans le cadre de la réorganisation des rythmes scolaires, j’ai l’occasion d’animer des ateliers d’écriture pour des CM2. En septembre, je suis donc retournée à l’école le cœur léger, persuadée que j’allais faire aimer l’écriture à un petit groupe d’enfants créatifs. J’avoue avoir dû batailler : la plupart était réfractaire à ces nouveaux rythmes scolaires et d’autres n’avaient strictement rien à faire de ce que je voulais leur faire partager, l’écriture étant considérée comme un devoir pénible. Je ne me suis pas laissée abattre. Jusqu’aux vacances de la Toussaint, j’ai sans cesse réajusté les jeux proposés jusqu’à ce que j’obtienne la satisfaction immense de voir toutes les têtes de mon groupe sagement inclinées pour donner corps à l’histoire que j’avais réussi à leur faire imaginer. Ma victoire, sans être totale, était indéniable.

Ouverture d'un livre montrant de nombreux apprentissages avec une sourisÀ la rentrée de ces premiers congés scolaires, j’ai eu un nouveau groupe et je m’attendais encore à devoir lutter pour qu’ils daignent s’amuser avec les lettres et les mots, mais que nenni. Cette fois-ci, le groupe m’a écouté et a presque applaudi à chaque jeu d’écriture. J’ai su que j’avais réussi lorsque l’un d’entre eux a dit que cette activité était géniale contrairement à certaines autres…

 

Le programme des ateliers d’écriture

Cette année encore, des ateliers d’écriture seront animés par ma consœur, Christine Atger, et moi-même ; plusieurs thèmes seront abordés pour répondre aux attentes de nos écrivants.

 

Tout d’abord, une séance par mois sur un des mots proposés par le Ministère de la culture et en accord avec ses partenaires francophones dans le cadre de « Dis-moi dix mots… à la folie ». ; pour connaître les mots choisis cette année, il suffit d’aller sur le site http://www.dismoidixmots.culture.fr/

 

 

Ensuite, trois modules de deux séances seront proposés chaque trimestre :

  • Écrire sur le thème des arts (4ème trimestre 2013)
  • Écrire un conte (1er trimestre 2014)
  • Écrire une chanson (2ème trimestre 2014)

Nos ateliers d’écriture sont d’une durée de deux heures et se tiennent au Mée-sur-Seine. La première séance est gratuite et permet de voir ce qui peut se passer dans les séances.

Pour tout renseignement, envoyez un mail à l’adresse suivante : lesateliersdelaseine@gmail.com

Consigne d’atelier d’écriture

Voici une phrase étrange composée à l’issue d’un jeu d’écriture à plusieurs :

Clotaire Boulie (dix ans), qui a un penchant pour la rigolade, vient de manger, crevant les tympans des trente élèves juste à ses côtés, ce qui a fait tousser de rire pépé ; il en est mort.

Écrivez ce qui se passe ensuite en intégrant des mots tirés au hasard.

Les mots sont les suivants : écarlatemenuisiertonnelletraduction.

Ballon de football sur bris de verre« T’as vu ce que t’as fait avec tes conneries ? » a gueulé Armand, mon tonton. Moi, je savais pas que rigoler pouvait faire mourir. Maman s’est levée et a répondu. « Ce n’est pas sa faute, au petit », qu’elle a dit. « Ah, ouais ? Et c’est pas de sa faute non plus la vitre cassée après sa partie de foot ? Et la tonnelle déchirée parce qu’il a voulu monter dessus ? Et maintenant, c’est pépé qui casse sa pipe après ses conneries ! »

 

- Arrête tout de suite, Armand ! Clotaire n’y est pour rien si pépé s’est étouffé. Le pauvre petit va se prendre pour un assassin toute sa vie !

- Ce petit con n’arrête pas de nous emmerder depuis sa naissance !

« Ta gueule ! qu’il a dit papa. C’est pas parce que ta femme a foutu le camp avec le menuisier qui lui a fait un môme qu’il faut en vouloir à tous les gamins de la terre ! »

Moi, je disais rien ; je voulais aller faire une partie de foot, mais j’étais quand même embêté pour pépé. Mémé ne disait rien non plus. Elle tapotait la main de pépé en faisant « tut tut tut ».

« Et v’là qu’ça a rendu mémé marteau », qu’elle a dit tata Josiane.

- Oh, toi, la ferme ! a dit maman à sa sœur qui est devenue écarlate.

- À moi, tu dis la ferme ? a hurlé tata. T’as toujours été la préférée de papa et ça te fait rien que ton gosse l’ait tué ?

Maman et tata s’étaient levées et se regardaient comme les cowboys dans les films. Moi, j’aime bien les films de cowboys avec les Indiens. Lucie, ma sœur, elle veut toujours les regarder en anglais, mais moi, j’aime pas lire les sous-titres. Je préfère les traductions en français.

Tonton et papa s’étaient attrapés par le veston et maman avait pris les cheveux de tata. À ce moment-là, pépé a éternué. On l’a tous regardé et il a dit : « Bah quoi : c’était une blague ».

Un coup de pouce pour un concours de nouvelles…

Si vous suivez l’actualité des Ateliers de la Seine, vous savez que nous avons organisé un module de dix séances consacré à l’écriture de nouvelles. Sept séances se sont déjà tenues, les écrivants se sont échauffés et bien entraînés.

Nous allons consacrer les trois dernières séances à l’écriture d’une nouvelle dans les conditions d’un concours (la participation ne sera pas obligatoire).

En partenariat avec le centre culturel Les 26 couleurs de St-Fargeau-Ponthierry, nous proposons de participer au prix Jean Lescure, un concours de nouvelles liées au cinéma.

Toutefois, si le sujet ne vous inspire vraiment pas, nous avons d’autres propositions en réserve. Nous accompagnerons chaque écrivant en fonction du contexte de concours qu’il aura choisi.

Une sélection de concours est disponible sur le site Internet www.bonnesnouvelles.net, avec des dates de remise du texte plus ou moins éloignées.

Si vous avez envie de “travailler” avec nous à l’écriture d’une nouvelle (cette fois, j’utilise sciemment ce terme), vous pouvez vous inscrire avant le 10 avril prochain, par courriel.

Vous nous indiquerez quel thème vous aurez choisi de façon que nous puissions préparer les séances. Le groupe déjà constitué se fera un plaisir de vous accueillir.

Dates des séances : les samedis 13 avril, 25 mai et 15 juin, de 14 à 16 heures.

Tarif pour les nouveaux écrivants : 50 € + 10 € d’adhésion à l’association.

Inscription à l’adresse suivante : lesateliersdelaseine@gmail.com

Le témoignage par l’atelier d’écriture

Je travaille actuellement sur un recueil de témoignages à l’occasion du centenaire d’un hôpital psychiatrique. J’ai réalisé une quarantaine d’interviews, essentiellement de personnels soignants, et effectué des recherches historiques dans la bibliothèque de l’établissement. C’est un boulot passionnant et le recueil qui va être produit sera, je n’en doute pas, réellement bien. Il sera distribué en juin, à l’occasion d’une fête solennelle.

Pour que les patients puissent également s’exprimer, mon confrère et moi – puisque nous travaillons à deux – avons proposé des ateliers d’écriture. Et ce fut une excellente idée. Je me suis chargée du public fragile, c’est-à-dire les personnes âgées et les adolescents. Les jeux d’écriture prévus étaient plutôt ludiques, à l’exception d’une « grosse écriture » tournant autour de la vie à l’intérieur de l’hôpital et, forcément, des sentiments qui y sont attachés. Les personnes âgées ont adoré et les personnels d’encadrement m’ont demandé de leur fournir des idées de jeux. Quant aux adolescents, ce fut également fantastique. Deux jeunes filles d’une quinzaine d’années ont fait preuve d’imagination, et ont pris l’atelier pour ce qu’il devait être : un exutoire ! Et moi, j’ai une fois encore pu me rendre compte que j’étais, décidément, une bonne animatrice…

Une radio qui promeut les associations

J’étais en train d’écrire, ce qui semble normal vu que c’est mon métier. En ce moment, je suis un peu surchargée de travail, car je m’occupe de la rédaction d’un recueil de témoignages qui doit paraître en mai 2013. Et j’ai aussi de la rédaction d’articles pour le Web, sans compter les permanences, les formalités administratives rébarbatives de début d’année pour clôturer l’année précédente, les relances auprès des clients pour les factures impayées, et bien sûr la rédaction régulière de billets pour mon blog. Bref, je travaille quoi.

Mon téléphone sonne et alors que je m’apprête à être moyennement aimable (il faut dire que je suis souvent démarchée par téléphone),  je comprends qu’il s’agit de Radio Évasion qui souhaite parler durant une minute de l’association Les Ateliers de la Seine, dans laquelle je co anime des ateliers d’écriture avec une consœur. Du coup, me voilà professionnelle, aimable et fluide dans mes renseignements. Et aujourd’hui, j’ai le plaisir d’écouter le podcast. Du coup, je ne peux pas m’empêcher de le partager. Écoutez par vous-même ici.

Atelier d’écriture : naissance d’une idée

Consigne. Décrivez un caractère type : timide, amoureux transi, fofolle, déprimé, ado, ambitieux, jaloux, obsessionnel…

Ernest Boniface de la Rochebrune venait d’être élu député, triomphalement. Ses lèvres minces s’étirèrent dans une tentative de sourire. Il avait réussi. Lui, l’ancien bègue, le grand maigre aux dents avancées, au faciès souffreteux et aux longues jambes qui ressemblaient à des pattes de flamand rose venait de devenir député de la 15ème circonscription de Peigne-Cul-les-Sablés.

Né il y avait 48 ans, Ernest Boniface de la Rochebrune était le troisième enfant d’une fratrie comptant 7 garçons et 5 filles. Noyés parmi ses frères et sœurs, il souffrait d’une timidité maladive qui lui valait de devoir subir, outre les quolibets de sa famille, des insultes, crocs-en-jambe et diverses humiliations de ses camarades de pensionnat. Il avait pensé à se suicider vers l’âge de 15 ans, mais avait finalement été aidé par un professeur de lettres remarquable. À force d’exercices et de leçons particulières, Ernest avait vaincu son bégaiement. Il avait assidument fréquenté les salles de sport et le soulèvement répété de la fonte lui avait offert une musculature respectable qui lui avait d’abord permis de casser quelques gueules (entre autres 4 de ses frères et 2 meneurs de l’université), avant de séduire Angélique de la Costère, dont le père possédait de nombreux domaines dans la région de Peigne-Cul-les-Sablés. De fil en aiguille, Ernest était devenu PDG de la plus grosse entreprise viticole et avait réussi à s’infiltrer dans les arcanes du parti politique Le Gaulois, majoritaire dans cette région. Aujourd’hui, député de la 15ème circonscription, Ernest avait gagné. Oui, mais.

Derrière l’homme de pouvoir, sûr de lui et fier-à-bras, Ernest-le-timide existait toujours. Et il crevait de trouille. Et s’il finissait un jour par être démasqué ? Et si sa douce épouse devenue au fil du temps une femme effacée et soumise venait à s’apercevoir qu’il n’était qu’un timide mort de peur ?

Ernest serra les dents et repensa à ce qu’il conservait enfermé dans son coffre au cas où il faudrait effacer les mémoires de ceux qui l’auraient découvert…

Une suite à cette histoire sera bientôt disponible sur le blog des ateliers de la Seine.