Coup de coeur

Grosse colère !

Les permanences d’écrivain public s’allègent avec la venue de l’été, et ce n’est pas pour me déplaire. J’en profite pour débrancher durant quelques jours, histoire de recharger mes batteries.

Cette année, j’ai été confrontée à plusieurs situations qui m’ont fatiguée. Les usagers d’abord, de deux types :

  • Ceux qui sont insupportables et qui pensent que tout leur est dû. Heureusement, il ne s’agit que d’une minorité.
  • Ceux qui sont dans une situation très précaire et ne savent pas comment s’en sortir.

Sur le terrain, on voit bien que de nombreuses personnes arrivent en France en pensant que leurs soucis vont enfin prendre fin puisque leur vie n’est plus en danger. Las ! Les employés des administrations n’ont pas les moyens ni les formations nécessaires pour répondre à la demande. Ils font au mieux, face à une population déracinée, exigeante et déboussolée. L’Administration (avec un A majuscule) quant à elle, est fidèle à sa réputation : pointilleuse, bordélique et incohérente.

Je suis écœurée par le comportement des hommes qui « font » de la politique. Le facteur humain ne rentre pas dans leur plan de carrière. Dernier exemple en date : dans une des permanences que j’assure, un responsable quelconque (à moins qu’il ne s’agisse d’un élu ; c’est à peu près la même chose en matière d’incompétence, mais j’imagine que cela a une incidence sur le salaire) a décidé de mettre le bureau de l’écrivain public au premier étage, avec un très très long couloir pour y accéder, le tout provisoirement sans ascenseur. Quid des poussettes et des personnes invalides ? L’administré qui a rendez-vous doit me suivre dans un dédale de couloirs, après avoir monté une volée de marches. La sécurité des bâtiments publics (hum) m’oblige à quémander l’ouverture de la porte (ce qui se fait grâce à un badge que je n’ai pas). Visiblement il s’agissait pour ces responsables de montrer qu’ils travaillaient, mais ils n’ont pas daigné prendre connaissance de ce qui se passait sur le terrain. Comme d’habitude. Petit détail : lorsque le bureau du premier étage est occupé, la permanence se fait au… troisième étage ! Toujours sans ascenseur…

Enfin, le beau temps arrive, et je vais pouvoir m’arrêter avant de m’énerver après cette société qui paye le prix d’années d’incompétence, de laisser-aller et de népotisme.

Bonnes vacances à ceux qui ont la chance de pouvoir en prendre !

 

Mission de rédaction web

multi rédactionnel

rédactrice

Durant quelques semaines, je vais travailler sur la rédaction du contenu d’un site Internet, ce qui me plaît.

D’abord, je vais écrire du contenu pour Internet, et c’est ce que j’aime tout particulièrement : rédiger des articles concis, pertinents et agréables à lire. Mais aussi, ce qui ne gâte rien, je vais travailler pour une association dont l’objet est séduisant puisqu’il fait la part belle à l’humain. L’association Les habilleuses, située à Fécamp, propose aux personnes en situation de handicap, aux accidentés en réadaptation et aux personnes vieillissantes, de réaliser des vêtements sur mesure, qui leur ressemblent. Il peut s’agir d’une veste adaptée à une personne en fauteuil roulant, d’une robe qui se boutonne entièrement sur les côtés, ou encore d’un jean qui sera élastique à la taille. La styliste pourra également utiliser un vêtement appartenant à la personne pour lui adapter. Ces vêtements, colorés, ergonomiques et mettant en valeur la personne, sont entièrement réalisés dans l’atelier Fécampois par les salariés et les bénévoles de l’association.

Pour avoir quelques informations (en attendant la réécriture du site Internet), voici la page Facebook de l’association Les habilleuses :  https://www.facebook.com/Les-Habilleuses-246424458761659/?fref=ts

Nouvelle permanence d’écrivain public

L’écrivain public de Combs-la-Ville va avoir un bébé. Cet heureux événement a amené la commune à me demander d’assurer le remplacement  durant le congé maternité ; j’avais déjà eu l’occasion d’effectuer son remplacement au tout début de mon installation, et mes compétences avaient été reconnues.  L’avantage de cette permanence, c’est que c’est un travail salarié et que je n’aurai donc pas à facturer mes services : l’argent tout chaud tombera directement sur mon compte bancaire. J’ajoute que la commune a bien évalué les compétences qu’il faut mettre en œuvre pour assurer correctement ce service ; en effet, la rémunération est à la hauteur du travail fourni.

Et voilà un service gagnant gagnant pour les administrés, la ville et l’écrivain public !

Phobie administrative

Je vois à chaque permanence des personnes qui sont noyées dans un océan de papiers. Elles viennent me soumettre des demandes de l’administration ubuesques et sont finalement résignées devant la montagne de justificatifs qu’il leur faudra fournir. Nous nous sommes résignés à n’être que des numéros, des dossiers traités par ordinateur, lequel a finalement tout pouvoir sur notre vie. Vous devez payer immédiatement 1 500 € au Trésor Public ? Vous devez rembourser des allocations parce que la CAF n’avait pas pris en compte un changement de situation ? Vous êtes rayé de la liste des demandeurs d’emploi parce que vous n’avez jamais reçu le courrier de Pôle Emploi vous convoquant à un entretien ? Bah oui : c’est écrit sur le dossier !

Et que dire des travailleurs indépendants persécutés par la RSI, les caisses de retraite complémentaires, le Trésor Public, les exigences de formulaires bleus, roses, verts ? Ces mêmes travailleurs qui n’auront que le droit de souffrir s’ils attrapent une maladie ? Quoi, vous n’êtes pas salarié ? Alors vous allez payer ! Vous allez payer jusqu’à ce que vous tombiez dans une dépression si grande que vous n’aurez même plus l’énergie de trouver un emploi précaire. Il faut rentrer dans le rang et ne pas dépasser la ligne !

Qu’est-ce que cette société qui formate des moutons prêts à consommer ? Avons-nous oublié qu’avant tout nous sommes des êtres humains doués pour les sentiments, les sensations, la création ? Nous sommes la base de la société : n’attendons pas que les réformes viennent d’hommes politiques qui n’ont d’autre but que leur enrichissement personnel. C’est nous, les habitants, les citoyens, les humains, qui faisons la politique !

Je suis un peu fatiguée de cette société dont l’administration est un rouleau-compresseur visant à détruire les vies. Je ne comprends pas comment on en est arrivé là.

Une énergie positive

Je n’ai pas l’habitude d’utiliser ce blog pour y verser mes états d’âme, mais, comme beaucoup d’êtres humains sur cette terre, j’ai été profondément touchée par le drame qui s’est déroulé le 7 janvier dans les locaux de Charlie Hebdo.

Je rencontre de nombreuses personnes dans les permanences et je sens leur désoeuvrement : pas de travail, pas de perspectives et, dans le regard, souvent une lueur de résignation. Pourquoi les gens sont attentistes et ne prennent pas leur vie en main ? Pourquoi tant de jeunes ont perdu l’espoir et canalisent leur énergie dans des actions néfastes à l’humanité ? Imaginent-ils pouvoir utiliser le même dynamisme dans des actions positives, avec détermination et sans se laisser décourager par le moindre obstacle ?

La vie n’est pas difficile, comme on l’entend si souvent çà et là. Il faut juste avoir des buts et les poursuivre avec ténacité en sachant que tout est possible. La vie est belle.

L’impact d’une action positive est cent fois plus important que celui d’une action négative. Je ne sais pas comment, mais j’ai envie de convaincre cette jeunesse désenchantée qu’elle est importante ; la haine est un moteur puissant mais ridicule face à celui qu’est l’amour. Cessons d’avoir peur et de se replier sur nous-mêmes, mais agissons plutôt de manière positive en poursuivant un à un tous nos rêves !!!

 

Une association de prévention dynamique

Lorsque j’ai été contactée par Val d’Yerres Prévention pour intervenir dans unImmeubles dessinés sur fond vert établissement scolaire afin de réaliser un journal avec des collégiens, je ne savais pas ce qu’était une association de prévention. Et puis, j’ai rencontré les trois éducateurs chargés du secteur Quincy-sous-Sénart et Boussy-Saint-Antoine : Lucas, Pierre et Solène. Ils sont là pour aider les jeunes en difficulté et essayent différentes formes de médiation pour donner à ces jeunes les moyens de se construire. Ils agissent donc au cœur de la cité, et notamment dans les établissements scolaires.

C’est là que j’interviens : le journal. C’est la cinquième édition et, si je compte bien, ça fait trois ans que nous collaborons. C’est un plaisir que d’être un de leurs partenaires, d’autant que j’ai pu constater que la mission était remplie : ils sont connus et reconnus par les jeunes et peuvent donc être sollicités pour tous les problèmes que ces gamins sont amenés à rencontrer. Ils agissent pour animer la cité, accompagnent les jeunes adultes dans leurs démarches et sont moteurs pour la vie du quartier. Pour plus d’informations sur cette association, voici le site Internet : Val d’Yerres prévention

Fin juin 2013, La gazette de Ségonzac sortira pour la cinquième fois et c’est toujours avec plaisir que je vois de nouveaux collégiens s’investir dans l’écriture et l’illustration…

 

Un coup de pouce pour un concours de nouvelles…

Si vous suivez l’actualité des Ateliers de la Seine, vous savez que nous avons organisé un module de dix séances consacré à l’écriture de nouvelles. Sept séances se sont déjà tenues, les écrivants se sont échauffés et bien entraînés.

Nous allons consacrer les trois dernières séances à l’écriture d’une nouvelle dans les conditions d’un concours (la participation ne sera pas obligatoire).

En partenariat avec le centre culturel Les 26 couleurs de St-Fargeau-Ponthierry, nous proposons de participer au prix Jean Lescure, un concours de nouvelles liées au cinéma.

Toutefois, si le sujet ne vous inspire vraiment pas, nous avons d’autres propositions en réserve. Nous accompagnerons chaque écrivant en fonction du contexte de concours qu’il aura choisi.

Une sélection de concours est disponible sur le site Internet www.bonnesnouvelles.net, avec des dates de remise du texte plus ou moins éloignées.

Si vous avez envie de “travailler” avec nous à l’écriture d’une nouvelle (cette fois, j’utilise sciemment ce terme), vous pouvez vous inscrire avant le 10 avril prochain, par courriel.

Vous nous indiquerez quel thème vous aurez choisi de façon que nous puissions préparer les séances. Le groupe déjà constitué se fera un plaisir de vous accueillir.

Dates des séances : les samedis 13 avril, 25 mai et 15 juin, de 14 à 16 heures.

Tarif pour les nouveaux écrivants : 50 € + 10 € d’adhésion à l’association.

Inscription à l’adresse suivante : lesateliersdelaseine@gmail.com

Le témoignage par l’atelier d’écriture

Je travaille actuellement sur un recueil de témoignages à l’occasion du centenaire d’un hôpital psychiatrique. J’ai réalisé une quarantaine d’interviews, essentiellement de personnels soignants, et effectué des recherches historiques dans la bibliothèque de l’établissement. C’est un boulot passionnant et le recueil qui va être produit sera, je n’en doute pas, réellement bien. Il sera distribué en juin, à l’occasion d’une fête solennelle.

Pour que les patients puissent également s’exprimer, mon confrère et moi – puisque nous travaillons à deux – avons proposé des ateliers d’écriture. Et ce fut une excellente idée. Je me suis chargée du public fragile, c’est-à-dire les personnes âgées et les adolescents. Les jeux d’écriture prévus étaient plutôt ludiques, à l’exception d’une « grosse écriture » tournant autour de la vie à l’intérieur de l’hôpital et, forcément, des sentiments qui y sont attachés. Les personnes âgées ont adoré et les personnels d’encadrement m’ont demandé de leur fournir des idées de jeux. Quant aux adolescents, ce fut également fantastique. Deux jeunes filles d’une quinzaine d’années ont fait preuve d’imagination, et ont pris l’atelier pour ce qu’il devait être : un exutoire ! Et moi, j’ai une fois encore pu me rendre compte que j’étais, décidément, une bonne animatrice…

Le journal du collège

Pour la quatrième fois, je retrouve des éducateurs spécialisés dans la prévention et l’accompagnement de jeunes âgés de 12 à 25 ans et travaillant au sein de l’association Val d’Yerres Prévention.

Le prétexte pour pouvoir se faire connaître auprès des jeunes collégiens est l’élaboration d’un journal qui s’appelle La Gazette de Ségonzac. Y viennent tous les collégiens désireux de s’investir dans la rédaction d’un article, le dessin ou la photographie. L’idée est d’aboutir à un magazine de 4 ou 8 pages, de format A4, dans lequel sont abordés des sujets aussi divers que la natation, la mode, les jeux vidéo, les sports automobiles ou encore la musique.

Depuis deux ans que j’exerce mon art, j’ai pu constater qu’il suffisait d’intéresser cette jeunesse pour que le magazine prenne forme. À chaque fois, j’ai été heureuse de voir ces adolescents fiers de montrer leur nom au bas de l’article rédigé.

La gazette a permis aux éducateurs de se faire connaître auprès des jeunes afin de les aider dans les difficultés qu’ils pouvaient rencontrer. Ils sont maintenant identifiés et les adolescents n’hésitent pas à les interpeler en cas de difficulté.

Pour moi, j’amène des idées, je valorise leurs expériences, quelles qu’elles soient : activités physiques, loisirs, passions, animaux de compagnie. Ils ont la possibilité d’écrire sur ce qu’ils aiment. Je suis néanmoins confrontée à un problème avec cette nouvelle promotion : les jeunes copient allègrement sur les sites Internet sans avoir vraiment conscience de plagier. Je dois faire preuve de diplomatie pour leur faire comprendre que je préfère leur matière grise à la matière Internet.

Ensuite, il y a les corrections, la mise en page, les illustrations des articles. Je suis aidée dans cette tâche par une infographiste talentueuse qui met en valeur les écrits des jeunes. Je peux dire que c’est un succès qui va grandissant puisque la dernière publication faisait 8 pages. Voyons de quelle taille sera cette quatrième édition.

Sortie prévue fin février 2013…

Un recueil de témoignages

C’est par l’intermédiaire d’un confrère que j’ai eu une mission d’un nouveau genre pour moi : le recueil de témoignages.

Un établissement psychiatrique va prochainement fêter son centenaire et demande à ce que deux écrivains conseils® fassent des interviews de personnes diverses ayant été amenées à travailler dans l’hôpital au cours des 70 dernières années. Sont interrogés des infirmiers, des intervenants, des médecins, des patients et certains témoignages feront l’objet d’un film qui sera annexé au livre contenant ces témoignages.

J’ai été amenée à effectuer des interviews, des interrogations en vue de la rédaction de courriers, de multiples écrits (articles pour le web ou pour un journal, lettres, compte-rendu de réunions, et j’en passe), de faire écrire les autres au cours d’ateliers d’écriture, mais jamais je n’avais encore réalisé de recueil de témoignages pour un évènement de cette envergure et qui sera probablement relayé dans la profession.

J’ai déjà commencé et j’avoue mon bonheur d’écouter ces personnes qui pensent n’avoir rien à raconter décrire les prémices des soins apportés aux patients, la vie quotidienne à l’hôpital, l’évolution du rôle du soignant ou encore la place accordée à l’art et la culture dans la vie du patient. C’est un beau challenge et je suis ravie de participer à cette mission qui dépasse le cadre de la simple écriture, d’autant que plusieurs ateliers d’écriture sont prévus pour le premier trimestre 2013.

La sortie est prévue en juin 2013 et je ne manquerai pas de relater l’accueil qui aura été réservé à ce recueil de témoignages.