Ecrivain conseil

Activités menées dans le cadre de ma profession

Résolutions de début d’année

Liste de résolutions coinçée par un mug et une assiette saleJe me rends compte que je n’ai pas publié de billet depuis fort fort longtemps. En ce moment, je me pose des questions sur l’évolution de mon activité.

L’essentiel de mon travail concerne les permanences en institution. Je travaille pour plusieurs communes et j’ai l’avantage de connaître les ressources locales et de travailler ainsi de concert avec différents partenaires. L’inconvénient, c’est que cela me prend beaucoup d’énergie car je rédige pour des personnes qui rencontrent des difficultés sociales dans les différents domaines de leur vie.

Je travaille également comme rédactrice web. J’aime cette activité qui reste cependant modeste au regard de mon chiffre d’affaires. Il faudrait que je développe ma communication afin d’obtenir de nouveaux clients.

Et puis, il y a aussi les corrections. Pour être parfaitement professionnelle en la matière, il faudrait que j’entame une formation. Mais voilà : je n’ai pas envie en ce moment de me former.

Ah, et heureusement, j’anime aussi quelques ateliers d’écriture, ce qui permet une certaine créativité et une autre relation avec les écrivants.

Et depuis septembre 2016, je suis professeur vacataire à l’IUT de Fontainebleau.

Et puis, j’ai toujours un roman sur le feu, que je n’arrive pas à rédiger faute de temps.

Et le retard dans la rédaction de mes billets…

Finalement, mon temps est bien assez rempli.

Donc, pour 2017 : m’en tenir à mon planning serré !

 

Quand l’écrivain public aguerri se fait avoir

J’ai très peu de clients particuliers. Très peu, parce que je m’arrange pour les envoyer vers une permanence gratuite en fonction du lieu de leur résidence. Pourquoi ? Parce que dès qu’il faut mettre la main à la poche, mes compétences sont mystérieusement mises en doute. Pas tout le temps, heureusement, mais tout de même, ça m’agace.

En général, pour les nouveaux clients, je demande un paiement de la totalité du travail pour les travaux de correction, et un paiement contre remise du document en main propre pour les courriers. Pour les rares biographies que j’ai réalisées, je demandais un règlement tous les mois. Et puis, j’ai quelques clients réguliers. Pour ceux-là, je fais confiance et envoie par mail le travail avant d’avoir reçu le paiement. Jusqu’à présent, ça marche plutôt bien.

Dernièrement, un de mes clients m’a demandé de rédiger un CV pour son cousin. Il m’a envoyé tous les éléments par mail, et j’ai réalisé le CV, simple, mais clair et ordonné. J’ai eu le cousin en ligne et par SMS pour des précisions, et puis j’ai envoyé le CV en format PDF par courriel. Là, plus de nouvelles du cousin. Je l’ai relancé deux ou trois fois avant d’envoyer un SMS à mon client. Il m’a répondu que ce n’était pas le CV attendu par son cousin. Il a ensuite envoyé une photo d’un CV avec une photo et en couleurs et m’a demandé de faire ça. Agacée, j’ai répondu par SMS :

« 1/Ce n’était pas ce qui était demandé au départ (le prix est plus élevé compte tenu du travail)

2/Ce ne sont pas des manières de faire : votre cousin ne m’a pas répondu, même pour me dire que ce n’était pas le CV qu’il voulait.

3/Je vous laisse trouver un autre écrivain public. »

Heureusement que je n’ai pas passé trop de temps sur ce travail !

Vacances or not vacances ?

La période estivale est l’occasion de décompresser, certes, mais également de mettre à jour les dossiers, ranger, classer, comptabiliser, archiver, et relancer son activité commerciale pour la rentrée.

J’ai débuté mon activité en juin 2009. Six ans plus tard, il s’avère que j’ai beaucoup investi l’activité « écrivain public en institution ». Il m’arrive occasionnellement de corriger des mémoires et de rédiger des articles pour le web. Je ne fais pas de récit de vie ou de biographie.

Et puis, il y a les ateliers d’écriture. Cette année, je souhaite les utiliser autrement que comme simple activité d’écriture ludique et les intégrer dans un programme de formation.

Enfin, et ceci ne relève que d’une activité d’écriture personnelle, sans lien avec mon métier d’écrivain conseil, mon premier roman a été publié. Les premières critiques qui me sont parvenues m’ont fait rosir de plaisir ; les lecteurs ont aimé et ont été emportés par l’histoire. Dès la rentrée, je vais trouver des lieux pour des séances de dédicaces. Pour ceux qui sont intéressés, il est possible de commander l’ouvrage sur le site de l’éditeur : www.prem-edit.com

Pour les veinards qui partent : bonnes vacances !

Besoin d’écrire

Voilà maintenant six ans que je travaille en tant qu’écrivain public / rédacteur / correcteur.

Grâce aux permanences en institution, je gagne ma vie, mais il s’agit d’une facette sociale très prenante. J’ai besoin de créativité, et c’est par les ateliers d’écriture, les articles Internet et ces petits billets de blog que je peux souffler. J’ai quelquefois des mémoires à corriger, ce qui me permet également de m’intéresser à un sujet différent de ceux dont je m’occupe habituellement.

Stylo avec un noeud

En ce moment, je me pose des questions sur ma pratique : c’est vrai, j’aimerais plus de créativité, de légèreté et d’écriture chaque jour. Mais la légèreté ne paye pas. Alors ? Je ne sais pas. En attendant, j’assure les permanences de plus en plus nombreuses, et dans lesquelles j’excelle. Je commence à connaître les rouages (roueries ?) d’une administration gigantesque et chronophage qui n’a de cesse de harceler les êtres humains : radiation de Pôle Emploi, refus tacite de délivrance de carte de séjour, suppression d’allocations sans explications… Bien souvent, la main gauche ne sait pas ce que fait la main droite.

J’aimerais bien juste écrire pour le plaisir, mais le temps me manque et la frustration commence à se faire sentir.

Peut-être ai-je tout simplement besoin de vacances…

 

Bilan traditionnel

En fin d’année, il est toujours utile de dresser un bilan et de se fixer de nouveaux objectifs pour l’avenir. Bien que j’aie mis entre parenthèses mon activité durant quelques mois pour des motifs personnels, je dois bien reconnaître que 2014 fut une très bonne année professionnelle.

Depuis le mois d’octobre, le volume des permanences que je tiens a augmenté : une consœur a fait appel à moi comme sous-traitant, et une commune m’a demandé d’ajouter une permanence à celles que je tenais déjà. J’ai répondu à un marché public avec d’autres consœurs, mais malheureusement, la commune désirait continuer à travailler avec l’écrivain public qui était là avant ; échec, mais pas mat ! Actuellement, mon activité tourne principalement autour des permanences d’écrivain public.

Et pour l’année prochaine ? Il va falloir sérieusement prospecter du côté de la rédaction Web. J’aime vraiment écrire de petits billets intéressants, et je me targue d’être plutôt douée pour ce genre d’exercice. Je souhaite également développer mon activité de correctrice et d’écrivain tout court. 2015 devrait d’ailleurs voir la publication de mon premier roman par une petite maison d’édition. J’aurai l’occasion de revenir sur ce point au premier trimestre 2015 : affaire à suivre, donc !

2014 fut une année très fertile. Je gage que 2015 sera également une année généreuse. Et c’est ce que je souhaite sincèrement à chaque lecteur de ce billet : une très heureuse année 2015 !

La diversité des activités du PCE

Femme faisant plusieurs choses à la foisJ’ai récemment rencontré une jeune femme qui suivait la formation dispensée par le CNED et s’interrogeait sur la profession d’écrivain public. En y réfléchissant, je me suis dit que le plus grand intérêt du métier était la diversité des activités qu’il est possible d’exercer, ainsi que la multitude de personnes qu’on rencontre et avec lesquelles on échange. Un prestataire et conseil en écriture pourra :

  • tenir une permanence en institution,
  • rédiger des articles pour un journal ou pour Internet,
  • réaliser un récit de vie,
  • accomplir des transcriptions,
  • effectuer des corrections
  • animer un atelier d’écriture.

Je pense que j’en oublie tant l’écriture recouvre de domaines.

Mais une chose est sûre : il ne suffit pas d’aimer écrire pour devenir un écrivain public. Il faut bien avoir à l’esprit qu’il y a des obligations annexes communes à tous les entrepreneurs : prospection commerciale, comptabilité, gestion financière et j’en passe. Je ne regrette pas mon choix de métier, même si parfois c’est un peu éprouvant de devoir assumer toutes ces responsabilités.

Le récit de vie

Mes clients sont essentiellement des professionnels, des entreprises ou des collectivités territoriales. Récemment l’un d’eux, chef d’entreprise, m’a demandé si je pouvais rédiger la biographie de sa maman dont il est très proche. L’idée était d’éditer un tout petit nombre d’exemplaires pour la famille. Je lui ai dis que oui, mais que je n’avais encore jamais accompli cette prestation.

L’avantage de faire partie d’une association regroupant des professionnels réalisant différentes prestations autour de l’écriture, c’est qu’on peut se faire conseiller par l’un d’eux. C’est une constante depuis que je suis écrivain conseil® : dès que j’ai une question, je vais voir dans l’annuaire. Je suis toujours aussi contente d’adhérer au groupement des écrivains conseils® (GREC) pour cet enrichissement qu’il apporte. J’ai donc appelé une consœur habituée des biographies pour avoir une idée plus précise de la prestation à accomplir. Elle a pris le temps et m’a donné de précieux conseils et je l’en remercie encore.

 

livre ouvert avec de la végétation

Une histoire s'écrit

Je viens de commencer le travail demandé, et j’adore. Pour le moment, je n’ai fait que recueillir les souvenirs, mais je sais comment en faire un livre intéressant pour ses enfants. De plus, je vais avoir des photos et des documents datant de près de cent ans à insérer dans l’ouvrage final. Et la charmante vieille dame que j’ai interrogée m’a dit à la fin de notre séance que cela lui avait bien plu. Elle a ri, a évoqué des périodes sombres de l’Histoire couplée à des anecdotes gaies et très humaines.

Je relaterai la suite de cette aventure dans des prochains billets de blog.

 

Suite et fin du livre témoignage

Et voilà, c’est fini…

Le livre-témoignage devant retracer cent ans de l’histoire d’un hôpital psychiatrique est terminé. Ce projet, débuté en octobre, m’avait d’abord paru fantastique (je suis une incorrigible optimiste). Deux écrivains conseils® (dont moi-même) devaient interviewer 80 personnes, faire des recherches pour rédiger des articles et réaliser également des ateliers d’écriture pour certaines populations. Pour moi, il s’agissait donc d’un projet ambitieux, qui mettrait en valeur tous les travailleurs de l’hôpital en apportant un éclairage, certes quelque peu subjectif, sur l’histoire de la psychiatrie à travers celle de l’établissement. J’avais hélas omis de prendre en compte les considérations d’ordre politique (au sens de petites luttes pour le pouvoir). J’ai beau connaître la nature humaine, j’ai toujours un sentiment de tristesse lorsque la politique est utilisée dans son sens le plus restreint et que les individus ne s’en servent que pour se faire mousser.

Quant à l’organisation administrative, ce fut déplorable : il n’y avait aucun chef de projet et malgré l’instauration d’un rétro planning que j’ai proposé et réalisé, les relectures n’ont pas été effectuées : des corrections de dernière minute ont dû être exécutées de manière anarchique, jusqu’au jour de l’envoi à l’imprimeur ! Le calendrier n’a pas été respecté et tout le monde a donné son avis, son conseil et ce jusqu’au dernier moment. Mon confrère a dû réduire ses nuits pour pouvoir tenir la distance.

Enfin, il y a tout de même de remarquables témoignages et de très belles illustrations. Mais c’est avec un peu de regret que je constate que le travail d’un écrivain conseil® qui rédige un livre pour autrui n’est pas vraiment pris au sérieux.

Témoignages, portraits et réécritures…

Suite des merveilleuses aventures de Sophie à l’hôpital psychiatrique.

Cela fait maintenant deux semaines que j’ai repris 35 témoignages pour les transformer en portraits, le tout en gommant certains propos par trop négatifs vis-à-vis de l’institution, en mettant en valeur les témoins, et en remaniant le déroulé des entretiens.

Aujourd’hui, j’ai FI-NI! Et j’en suis ravie.

Les trois quarts des portraits ont été validés par les personnes interrogées et, finalement, je ne suis pas trop en retard sur le timing. J’avoue que je suis heureuse d’avoir réussi à relever ce défi, même si ça m’a coûté quelques heures d’insomnies angoissées, des sautes d’humeur et beaucoup de questionnements. Maintenant je sais que ce recueil va être splendide ! En tout cas, je vais tout faire pour.

Mon confrère a mis en pages les résultats des ateliers d’écriture et je dois reconnaître que c’est vraiment bien. Il y aura sans doute des interrogations quant à l’illustration de certains témoignages et il reste également à rédiger quelques articles historiques, mais l’essentiel est fait et bien fait. Nous avons mal estimé le caractère politique des témoignages, certaines personnes ayant repris quelques phrases pour brosser l’institution dans le sens du poil et tenter de se faire valoir, mais bon, ceci reste acceptable. Ce travail d’acharné que j’ai dû mener est ce qui s’appelle l’expérience, ou, comme dirait une consoeur membre du GREC, « de la formation gratuite ». Je regrette vraiment de ne pas avoir négocié avec l’hôpital quelques séances avec un psy…

 

 

Projet flou et politique

Lorsque j’ai accepté le projet d’un confrère visant à réaliser un livre de témoignages autour du centenaire d’un établissement hospitalier, je pensais naïvement que ce serait une entreprise grandiose, que je pourrais mettre en avant le témoignage des personnes interviewées et que je servirais la cause de l’hôpital. Six mois plus tard, je dois bien reconnaître que je déchante un peu. D’abord, j’ai rencontré 36 personnes lors d’entretiens d’une heure, à un rythme assez effréné. Ensuite, mon confrère et moi avons dû nous soumettre au rythme d’un établissement public ; ce n’est que 9 semaines avant la mise en impression que nous avons eu des réponses quant à la forme de l’ouvrage ! Nous avons même failli avoir un surcroît de travail non prévu lorsque la direction a demandé de transcrire des témoignages qui étaient initialement prévus pour figurer dans un DVD.

Par souci de clarté, j’ai envoyé les entretiens rédigés aux témoins avant qu’ils ne figurent dans le recueil. Je ne sais pas finalement si ce fut une bonne chose : mails incendiaires, recadrage du directeur de ce projet et corrections hallucinantes de la part des personnes interrogées. J’ai commis une grossière erreur de débutante : je suis partie dans l’idée qu’il s’agissait de témoignages, comme on n’avait cessé de me le rappeler, sans me faire préciser par écrit ce qu’on attendait réellement de moi. En fait, on me demande à présent des portraits, ce qui n’est pas du tout le même exercice de style ! C’est simple, l’écrivain conseil® que je suis en a perdu le sommeil. Je me suis ressaisie et, fort heureusement, je suis bien entourée. Ma consoeur et amie Christine Atger, voyant mon air déconfit, m’a proposé son aide et me soutient psychologiquement. Le confrère avec lequel je travaille sur cette mission m’a appuyé et reprend mes reprises – si ça n’est pas de la redondance, je ne m’y connais pas – pour que les rédactions soient harmonieuses. Il m’a indiqué qu’effectivement nous mettions les pieds dans les sables mouvants de la politique ; lui-même essuie des critiques qui ne sont pas forcément justifiées. Je me suis alors souvenue des banderoles annonçant la grève des personnels, de l’air impuissant de l’attaché culturel qui doit être pris à partie depuis le début de l’aventure, du départ inopiné d’une des personnes chargées du projet. Et puis, il ne faut pas oublier que voir ses paroles écrites leur font prendre une autre dimension.

L’entreprise continue de plus belle et moi aussi. Je suis résolue à réussir la mission et voir sortir un très beau recueil de portraits faisant la part belle aux gens qui fréquentent l’établissement. « Utopiste » me dira-t-on. Je n’espère pas…